Avant de consacrer son budget vacances à une destination lointaine, il est légitime de se renseigner à propos des conditions climatiques pour la période désirée. La Guadeloupe et la Martinique jouissent de conditions climatiques excellentes tout au long de l’année avec des températures moyennes entre 20 le matin et 30°C dans la journée. Ici, il n’y a pas quatre saisons, mais deux. L’hivernage, de Juin à Novembre, est la saison humide, du fait de la convergence intertropicale, une zone de basses pressions très humide qui s’installe dans la région. Les pluies sont plus abondantes pendant cette période où le mois de novembre est le plus arrosé et le mois d’août traditionnellement le plus sec. De Décembre à Mai, c’est la période de Carême, la saison sèche. Juin et octobre sont des périodes de transition entre ces deux régimes. Si la température de l’eau est en moyenne de 27°C, elle monte jusqu’à 30°C en août ou septembre.
L’humidité est très importante aux Antilles. Du fait de l’ensoleillement exceptionnel, l’évaporation est forte et de nombreux nuages se forment. Portés par les Alizés, bloqués par les reliefs, ils contribuent à l’important arrosage des côtes au vent. Ainsi, selon la situation où l’on se trouve, le temps présente d’importantes différences. Ainsi, en montagne, la température est plus basse et décroît avec l’altitude. Les pluies y sont abondantes du fait des nombreux nuages qui s’y accumulent. Sous le vent, protégée par l’effet de foehn, la côte caraïbe connaît de faibles précipitations. Quant aux parties plates de la Guadeloupe comme la Grande Terre, l’extrême sud de la Martinique et les îles de formation calcaire comme Marie-Galante, Saint Barth ou Saint Martin sont nettement moins arrosées. Ainsi, la Grande Terre enregistre en moyenne moins de 2m de pluie par an, moins d’un mètre à saint François ou la presqu’île de la Caravelle, contre 9m en haut la montagne Pelée et 10m à la Soufrière. Cette faible pluviométrie est un atout considérable pour le tourisme balnéaire qui se concentre dans les zones favorisées.
Au niveau touristique, la basse saison correspond à la période de l’hivernage. Mais comme on vient de le voir, séjourner à Saint François, en Guadeloupe, à Saint Barth ou Saint Martin en plein cœur de la saison humide ne fait pas courir de risque à la qualité de votre bronzage De plus, c’est une période particulièrement intéressante pour les touristes à plus d’un titre : les tarifs sont beaucoup plus bas, les plages sont désertes, et la nature explose dans une profusion de couleurs. Les flamboyants qui embrasent les bords de route et les jardins de leurs abondantes fleurs rouge vif sont un enchantement !
Mais au cœur de l’hivernage, entre août et fin septembre s’ouvre la parenthèse de la saison cyclonique. Issu du mot de la langue Caraïbes « Hurakan », qui a donné le terme anglais « hurricane », le cyclone est un épisode météorologique aussi terrible qu’extraordinaire.
En effet, on enregistre en moyenne un cyclone de moyenne importance tous les 5 ans en Martinique, et un à deux gros cyclones par siècle. Les cyclones sont accompagnés de vents violents soufflants en rafales provoquent de nombreuses chutes d’arbres. Des pluies torrentielles provoquent des crues importantes et des glissements de terrain. Sur les côtes, sous l’effet d’une très forte houle, parfois des raz de marée la mer pénètre dans les terres et cause des inondations. Mais aujourd’hui, la plupart des maisons sont construites « en dur » et les touristes dans les hôtels n’ont rien à craindre sauf de perdre quelques jours de beau temps.
Les cyclones sont détectés très à l’avance. Dès que la température de l’Atlantique au large du cap vert dépasse 27°C, d’importantes masses nuageuses se forment et s’agglomèrent en dérivant vers l’ouest. A l’origine, des vents modérés et des masses pluvieuses forment une dépression tropicale. Le phénomène passe au stade de tempête tropicale dès que les vents oscillent entre 63km/h et 117km/h. La tempête est alors baptisée d’un prénom, auparavant exclusivement féminin, désormais alternant avec les prénoms masculins à la suite des plaintes des ligues féminines. Au-delà de 118km/h, c’est un ouragan. Des niveaux d’alertes sont prévus pour prévenir la population qui est familiarisée avec les consignes régulièrement diffusées à la télé. Souvent, il ne s’agit que simple alerte, par mesure de sûreté car les cyclones changent fréquemment de trajectoire.
Avec plus de 3000 heures de soleil dans l’année, en choisissant de venir aux Antilles, le beau temps est quasiment garanti. Et le mauvais temps ne dure jamais bien longtemps. Alors, n’oubliez pas la crème solaire !
Pour suivre l'évolution des phénomènes cycloniques :
Sxmcyclone