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> fort louis delgres © AD 2004 |
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A l’origine, un important foyer de population caraïbes était établi à l’emplacement de l’actuelle commune. La fertilité des terres sur les pentes du volcan et l’abondance des sources et rivières qui s’y écoulent en faisaient un site privilégié. Les marins espagnols n’hésitaient pas d’ailleurs à affronter les indiens pour venir y remplir leurs fûts d’une belle eau claire lors des « aiguades » sur leur route vers le Mexique.
La commune a été fondée en 1643 autour de la maison fortifiée du Gouverneur Houël. Elle connut un développement rapide et tira sa prospérité de l’exploitation de la canne à sucre, favorisée par l’arrivée de 900 hollandais chassés du Brésil et passés maîtres dans le broyage de la canne et la fabrication du sucre. Mais dès la fin du XVIII ème, l’occupation anglaise réoriente le trafic maritime vers la nouvellement fondée commune de Pointe à Pitre qui s’installe dans son nouveau rôle de capitale économique au détriment de son aînée. Dès lors, le déclin de la ville est engagé et une succession de fléaux comme des tremblements de terre, des raz de marée, des éruptions de la Soufrière, des cyclones ravageurs et autres épidémies de cholera eurent raison de la cité qui peina à maintenir sa population, jusqu’à l’épisode de l’évacuation de 1976 qui acheva de transférer l’économie vers Pointe à Pitre.
Aujourd’hui, Basse Terre reste la capitale administrative de la Guadeloupe et accueille le Conseil Régional et la préfecture ainsi que deux curiosités architecturales, le Palais de Justice et le Conseil général que l’on doit à Ali Tur, un architecte d’origine tunisienne.
Classé Ville d’art et d’histoire, Basse Terre n’offre pourtant que peu de souvenirs du temps passé : quelques maisons coloniales autour de la place du Champ d’Arbaud, ou le quartier du Mont-carmel, un des plus ancien de la cité, une ancienne paroisse fondée par les religieux dominicains arrivés avec l’Olive et Duplessis. A voir également, la façade de la cathédrale en centre ville. Enfin, à l’entrée de la ville, le Fort Louis Delgrès, construit vers 1650 autour de la maison fortifiée du gouverneur Houël, a été plusieurs fois remanié. Sa présence rassurante favorisa la création de la ville bien qu’il n’ait jamais connu de réel assaut. Du reste, l’emplacement était assez mal choisit du fait de la mauvaise vue sur la mer et le fort ne fut jamais un réel enjeu dans les combats. Il tient son nom du passage du héros abolitionniste Louis Delgrès qui, en résistance contre le rétablissement de l’esclavage décidé par Napoléon, s’y réfugie avec ses hommes avant d’évacuer vers Matouba.
La ville sort peu à peu de sa léthargie et tente de se faire plus accueillante. Le front de mer a été réaménagé et s’enorgueillit d’une superbe promenade en front de mer qui de plus vient fluidifier le trafic routier, passablement congestionné auparavant.
Pendant la saison du carnaval, c’est toute la ville qui s’anime, l'euphorie d'un peuple saisit d'une brusque frénésie. La circulation est interdite, les grandes parades et les vidés commencent. De l’avis unanime, le Carnaval de Basse Terre est le plus réputé et le plus animé de Guadeloupe, il attire chaque année d’avantage de visiteurs enthousiastes.
Sur les hauteurs dominant Basse Terre, sur la route qui conduit au sommet de la Soufrière, Saint Claude est une commune fraîche et verdoyante. Fraîche car elle jouit des températures les plus fraîches de l’île et d’une qualité exceptionnelle de l’air qui lui confèrent sa vocation sanitaire, accueillant plusieurs établissements de santé. Verdoyante car les nombreux nuages qui s’accumulent sur le sommet du volcan (le plus haut sommet des petites Antilles) ne manquent pas d’arroser généreusement la commune d’ailleurs parcourue par de nombreuses de rivières. Du fait de son climat particulier, Saint Claude est devenue une zone résidentielle, habitée essentiellement par les fonctionnaires et les grandes familles de l’île dont les belles demeures se dissimulent derrière la végétation luxuriante de somptueux jardins.
Située à l’entrée du parc national de la Guadeloupe, Saint Claude est le point de départ de nombreuses randonnées. Beaucoup de belles traces en direction du volcan ou sur ses flancs permettent de s’enivrer des charmes exubérants de la forêt tropicale et des nombreuses cascades et rivières qu’elle recele.
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