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> maison coloniale © AD 2004 |
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Une des principales hypothèses concernant l’étymologie de la ville affirme que son nom lui vient de Peter, un pêcheur Hollandais qui vendait le fruit de sa pêche à cette pointe à proximité du vieux fort Louis. Par déformation, la pointe devient la Pointe à Pitre. Mais l’endroit est peu propice à une du fait des marécages alentours. Le mouillage protégé du Petit Cul de Sac séduit les anglais qui fondent une première cité sur un morne et entreprennent d’assainir le littoral. Après la restitution de l’île aux français à la suite du Traité de paris (1763), la cité adopte le nom de la proche pointe si prisée des pécheurs.
Du fait de sa position centrale dans l’île, de son port plus sûr que celui de Basse Terre et de sa proximité des ressources sucrières abondantes en Grande Terre, la ville se développe rapidement. Elle est détruite une première fois par le tremblement de terre de 1843, puis par d’autres séismes et de fréquents incendies, avec en point d’orgue, le cyclone de 1928.
En dépit de ces tragédies, « la Pointe » comme l’appelle les guadeloupéens, poursuit encore son développement. De nombreuses HLM s’érigent. Depuis, ces grandes structures et d’anciens quartiers populaires comme le carénage font l’objet d’un plan de résorption de l’habitat insalubre.
En 1970, l’aéroport du Raizet (commune des Abymes) reçoit ses premiers gros porteurs. Une nouvelle aérogare le remplace début 2000.
A l’écart de la cité, la Pointe Jarry (commune de Baie-Mahault) accueille une importante zone industrielle, le véritable poumon industriel et commercial de l’île, dont le port de marchandises est l’extrémité du cordon ombilical qui relie la métropole à la Guadeloupe.
La cité pointoise est un centre important et connaît en journée une forte activité et d’énormes encombrements. Il vaut mieux choisir de la visiter plutôt le matin et de s’échapper vers les plages avant les grosses chaleurs de midi.
Il ne reste que peu de d’habitations de l’époque ancienne. Il faut lever les yeux pour découvrir, au hasard d’une rue, ces balcons de fer ouvragé, rares témoignages du style colonial. Outre le presbytère en cours de restauration, deux vieilles maisons coloniales abritent de modeste musée. Il s’agit du musée Schœlcher qui relate le passé du combattant abolitionniste et du musée Saint John Perse, en hommage au poète et diplomate originaire de Pointe à Pitre. L’édifice a été conçu par Gustave Eiffel et était destiné à l’origine, à de riches bourgeois de la Nouvelle Orléans.
La place de la victoire en centre ville fut le théâtre d’une sanglante bataille où en 1794 Victor Hugues repoussa les anglais. Plantée de palmiers royaux, de manguiers et autres grands arbres, elle est un lieu de promenade prisé des pointois. Face au Palais de justice, la Basilique Saint Pierre-Saint Paul dresse sa façade d’inspiration latino américaine. Reconstruite sur les ruines de l’ancien édifice écroulé en 1843, sa structure métallique répond aux normes antisismiques de l’époque. A ses côtés se tient le marché aux fleurs. Roses de porcelaine, alpinias, anthuriums, oiseaux de paradis, les plus belles fleurs de l’île y rivalisent de couleurs. C’est un des trois marchés de la ville. Un autre se tient à l’entrée de la Darse, et le troisième, sous les armatures métalliques de la halle Saint Antoine. Pour l’ambiance, le plaisir des yeux devant ces étals colorés, la variété des parfums et des saveurs, la promenade au marché est une étape essentielle et quasi initiatique. Sur les étals des marchandes en costumes traditionnels, dans une explosion de couleurs, s’offre un large choix de fruits et de légumes avec plus de soixante quinze variétés différentes. A côté des fruits et légumes, les doudous initient les curieux aux incroyables senteurs et saveurs des épices. Si les doudous sont particulièrement accueillantes et donnent du « chéri » et du « doudou » à tous les passants, il faut toujours demander la permission avant de les prendre en photo ou de les filmer.
La rue Frébault est l’artère commerçante de la ville et accueille de nombreuses bijouteries, des boutiques de Madras, des vendeurs à la sauvette, des cordonniers, des vendeurs de montres, de bracelets et de lunettes de soleil. Une incroyable effervescence règne dans la cité, d’autant plus étonnante qu’à la nuit tombée l’activité s’arrête, les rues se vident et l’ambiance devient presque inquiétante.
A l’écart, sur la route du Gosier, au pied de l’université, la marina de Pointe à Pitre est un lieu très fréquenté. Outre les nombreux bateaux au mouillage, elle accueille de nombreux restaurants, bars et clubs. Rien d’étonnant à ce que l’endroit soit particulièrement animé le soir et le week-end.
Plus loin, toujours sur la route du Gosier, le quartier de Bas du Fort tient son nom du Fort Fleur d’Epée qui le domine des hauteurs de son morne. Récemment restauré et bien entretenu, l’endroit est très apprécié des visiteurs. Le Bas du Fort est un important centre touristique. Plusieurs hôtels disposés autour de belles plages artificielles de sable blanc s’étirent jusqu’à la pointe de cette presqu’île. Les restaurants, bars et clubs qui s’égrènent en bord de route font de Bas du Fort un quartier animé et vivant.
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