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Guide touristique Guadeloupe : Découvrir La forêt tropicale et le Parc Naturel de la Guadeloupe

La forêt tropicale et le Parc Naturel de la Guadeloupe

La forêt tropicale  : Le Carbet
> le carbet © AD 2004
 
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La Basse Terre est, contrairement à ce que son nom laisserait supposer, la partie montagneuse de l’île. Sur les flancs de ses mornes et de ses montagnes s’étage selon l’altitude et les précipitations, une végétation surprenante. Ainsi, au dessus de 250 m d’altitude s’ouvre le domaine de la forêt tropicale et sa flore luxuriante. Plus de 300 espèces d’arbres et d’arbustes, pas moins de 270 espèces de fougères et près de 100 espèces d’orchidées constituent l’extrême diversité de ce biotope exceptionnel. Frangipaniers, caféiers, lianes de vanilles, balisiers et alpinias, mapous, acomats, bois-canon, fromagers, gommiers blancs, … un fourmillement et une abondance déconcertante du sol à la canopée, ponctuée de nombreuses variétés de plantes épiphytes comme l’ananas-bois, les siguines aux larges feuilles et les orchidées aux fleurs majestueuses. La forêt dense humide s'étend sur toute la partie haute du massif, et laisse la place à partir de 900 m d'altitude aux savanes arbustives, des formations végétales plus basses que l’on trouve près des sommets perdus dans les nuages. Car ces contreforts montagneux sont le seul barrage aux masses nuageuses qui traversent l’Atlantique. Elles s’y amassent et engendrent souvent des averses dès que l’on approche des reliefs.

L’eau est omniprésente dans cet environnement. Du goutte à goutte au torrent impétueux, la montagne de la Basse Terre est sillonnée de rivières et de cascades, une eau vive et abondante qui vaut à l’île son nom Karaïbes “Karukéra”, qui signifie l’île aux belles eaux.
Les rivières s’écoulent en torrent, se précipitent en cascades ou sauts, en créole, glissent dans des toboggans naturels (ou coulisses) et s’apaisent dans des bassins transparents. Un vrai paradis aquatique apprécié des amateurs d’eaux vives mais aussi des randonneurs qui doivent souvent longer les rivières au grès des sentiers. La baignade en rivière est très agréable et si l’eau parait un peu froide de prime, le bain est particulièrement revigorant. Néanmoins ce plaisir comporte toutefois quelques risques et nécessite quelques précautions comme de s’assurer de la météo puisque le cours d’une rivière peut gonfler très rapidement. Avant de plonger dans un bassin, il faut vérifier que la profondeur est suffisante et éviter de trop s’approcher des chutes qui forment de dangereux remous. Si dans la forêt, l'eau vive n'est jamais polluée, il est préférable d’éviter de la boire et de se baigner à proximité des cultures et des habitations. Enfin, il est absolument déconseillé de se baigner dans les eaux stagnantes, les étangs et lacs, ainsi que dans les bassins d‘eau chaude.

Le cœur de la montagne, soit plus de 17 000 ha de forêt, est à la charge du Parc Naturel de la Guadeloupe dont une des premières missions consiste à veiller à la pérennité des espèces végétales et animales de la forêt puisqu’à l’intérieur du parc, la cueillette, la chasse et la pèche sont interdites. Le Parc veille aussi à l’information du public et à sa sensibilisation à la fragilité de cet environnement et à son respect. Différents affichages répartis aux entrées des sites les plus visités exposent dans le détail la richesse de l’écosystème local.
Les autorités du Parc veillent aussi au confort des visiteurs grâce à l’aménagement de carbets pour le pique-nique en pleine nature, mais aussi grâce au balisage des sentiers. En effet, la montagne de la Basse-terre est un terrain de jeu prisé des randonneurs et quelques 300 kilomètres de traces permettent une immersion totale dans la forêt. En général, le bivouac n’est pas nécessaire. D’ailleurs, le camping est interdit dans le Parc et il n’y a pas de gîtes d’étapes. La présence d’un guide de moyenne montagne est nécessaire dès que l’on souhaite s’échapper des endroits les plus fréquentés et les mieux balisés. L’office du tourisme ou encore les autorités du Parc national sont là pour fournir au public les informations et itinéraires adaptés.
A la saison des pluies (de juillet à Novembre), la prudence est de mise car les rivières en crues sortent de leur lit et s’enflent démesurément de flots boueux. En dehors de cette période, il convient néanmoins de se munir de vêtements de pluie, de vêtements secs de rechanges et même d’un pull ou d’un blouson, notamment pour les randonnées en altitude où les nuages font fortement baisser la température. Enfin, il vaut mieux partir le matin et s’assurer ainsi de ne pas se laisser surprendre par la nuit qui tombe relativement tôt sous ses latitudes.

Les principaux sites forestiers du Parc National de La Guadeloupe :

La plupart des grands sites du Parc National sont assez facilement accessibles pour tous publics sur des sentiers aménagés mais qui peuvent néanmoins être glissants par temps de pluie.

La Maison de la forêt présente une exposition sur la forêt guadeloupéenne, mais aussi un parcours de découverte particulièrement intéressant pour les petits comme les grands.
Accès : par la route de la Traversée, depuis Petit-Bourg en direction de Deshaies

La cascade aux écrevisses est un des sites les plus visités car particulièrement accessible. Il faut environ 10mn de marche pour arriver à la cascade. Attention, les roches sont glissantes. Inutile de chercher les écrevisses, l’importante fréquentation du site les a fait fuir depuis longtemps. Des carbets offrent des airs de pique-nique pour déjeuner en pleine nature.
Accès : par la route de la Traversée, depuis Petit-Bourg en direction de Deshaies, à près la maison de la Forêt.

Au cœur de la végétation, le Grand Etang accueille une grande variété de plantes aquatiques. Des affichages sous un carbet détaillent les caractéristiques de la faune et de la flore de l’étang. La baignade est formellement interdite.
Accès : depuis Saint sauveur, route des chutes du carbet.

Les chutes du Carbet sont un des joyaux de la Guadeloupe. Ces chutes spectaculaires qui émerveillèrent déjà Christophe Colomb en son temps sont restées intactes. La seconde chute est la plus importante et la plus visitée en raison de son accès facilité par un sentier parfaitement aménagé. Et le confort du trajet ne retire rien aux charmes de la forêt où le gigantisme de la végétation impressionne. La rivière Carbet prend sa source au sommet du volcan de la Soufrière et rencontre diverses roches volcaniques très résistantes qui en détournent le cours vers les parois abruptes d’où elle se précipite. Depuis le parking, au départ de la visite, on jouit par beau temps d’une superbe vue sur les 2 principales chutes et plusieurs hauts sommets environnants. La seconde chute est la plus accessible, la plus fréquentée et la plus impressionnante. Il faut environ une heure de marche aller retour sur un sentier parfaitement aménagé pour y accéder. Après avoir franchit le pont suspendu, l’arrivée au pied de la chute est impressionnante avec ses 110 mètres de hauteur. Elle s’écoule dans un large théâtre tapissé d’épiphytes. Des embruns emportés par le vent rafraîchissent l’assistance. Sur la gauche, une petite coulisse très prisée procure de doux massages à ceux qui s’installent dans son cours. En contrebas, de l’eau chaude sourd entre les pierres et alimentent de petits bassins peu profonds où il vaut mieux éviter de se baigner car ces eaux stagnantes qui sont de vrais bouillons de culture.
La première chute est accessible au terme d’une marche de difficulté moyenne de 1h30 à 2h. Spectaculaire également, l’eau se précipite de 115m de hauteurs.
La troisième chute n’est pas impressionnante par sa hauteur, seulement 20m, mais par son considérable débit. Il faut environ 4 à 5h de marche aller et retour. La difficulté est moyenne.
Accès : Après Capesterre, au niveau de Saint Sauveur, le chemin est parfaitement indiqué. Il vaut mieux être sur de son véhicule car certaines pentes sont particulièrement raides et requièrent autant de bons freins qu’une parfaite maîtrise du démarrage en côte. En haut, un parking accueille les véhicules. La troisième chute est accessible depuis Capesterre.

Si les principaux sites du Parc Naturel de la Guadeloupe sont assez fréquentés, il vaut mieux néanmoins éviter de laisser des objets en vue dans les véhicules qui pourraient attirer la convoitise.