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> cactus cierges © AD 2004 |
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Découverte par Christophe Colomb, l’île ne connut pas tout de suite de réelle colonisation. Elle fut longtemps un repaire protégé pour les caraïbes et les corsaires jusqu’à sa cession par la France aux suédois contre des droits d’entrepôts à Göteborg. Le principal bourg de l’île fut alors rebaptisé Gustavia, du nom du roi de Suède Gustave III. Du fait de son nouveau statut de port franc, Saint Barthélemy connut une brève prospérité jusqu’à l’avènement de la marine à vapeur, où les navires empruntèrent la route du nord et lui préfèrent Saint Thomas. Ravagée par un cyclone puis par l’incendie de sa capitale en 1852, l’île était arrivée au bout de ses ressources et fut rétrocédée à la France en 1878. Saint Barthélemy est rattachée à la Guadeloupe administrativement depuis 1947.
L’île est relativement montagneuse et offre des côtes creusées d’anses de sable blanc. Particulièrement sèche, Saint Barth accueille une végétation rare et essentiellement épineuse, de cactus cierges et « tête à l’anglais », du fait de leur ressemblance avec les casques à poils de la garde royale britannique. Quelques cocotiers, lataniers et mancenilliers sont les seuls arbres de l’île.
Pendant quelques temps, Saint Barth a tiré ses ressources de la plantation d’ananas jusqu’à l’épuisement des sols. N’ayant pas de terres à cultiver, il ne fut pas utile de faire appel à la main d’œuvre esclave. D’ailleurs, les habitants étaient trop pauvres. Aussi, l’île est peuplée strictement de blancs et ne connaît pas de tensions communautaires.
Les habitants se tournèrent vers la mer et vivèrent de la pêche et de la navigation maritime.
C’est vers la fin de la seconde guerre mondiale que l’île fut adoptée par quelques familles riches et célèbres comme les Rockefeller, les Rothschild. La population comprit alors vite le parti à tirer de cet engouement et s’engagea dans la voie d’un tourisme concerté et élitiste. Des terrains rares et très chers, une architecture soignée et un urbanisme bien intégré où il est interdit de construire un bâtiment plus haut qu’un palmier, permirent de maintenir l’authenticité et le charme de l’île. Aujourd’hui, le tourisme est la ressource première de l’île.
Saint Barthélemy accueille une clientèle aisée dans ses hôtels de luxe et ses villas de rêve. Seule une poignée d’établissements, petites unités hôtelières offrent des tarifs abordables. Il faut jouer sur la saisonnalité puisque les écarts de tarifs sont d’environ 40%.
L’arrivée en avion à Saint Barth est particulièrement impressionnante et marque les souvenirs. En effet, l’appareil passe en rase motte au sommet d’une colline avant de plonger brutalement vers la piste en contrebas, qui non seulement est courte mais se termine au brod de la plage, à quelques mètres de l’eau. Dès l’arrivée, Saint Barth procure de fortes sensations !
Ici on se repose, on se baigne et l’on flâne en faisant un peu de lèche vitrines dans les boutiques de luxe et de shopping dans les boutiques détaxée puisque l’île a conservé son statut de port franc. Bref, ici, on prend son temps…
Gustavia, la capitale, héberge une superbe rade à l’abri des vents qui accueille les plus somptueux voiliers et yachts du monde, notamment à fin décembre où la jet-set vient passer la Saint Sylvestre. Ses petites maisons en bois bien entretenues et colorées, ses boutiques de luxe et ses restaurants « branchés » lui confèrent un charme certain.
La partie centrale, de Gustavia à l’Orient, est la plus urbanisée et concentre l’essentiel des boutiques, des hôtels et des restaurants de l’île. L’autre partie est plus sauvage avec ses côtes creusées d’anses de sable blanc. C’est là que se trouve l’attrait majeur de l’île : pas moins de 22 plages dont certaines comptes parmi les plus belles de la Caraïbes.
Elles offrent aux rares privilégiés leurs magnifiques langues de sable fin, blanc et doux, léchées d’eaux cristallines aux teintes turquoises et émeraudes.
A l’exception de l’Anse du grand cul de sac, les plages de l’île ne sont pas closes par une barrière de corail qui retient l’ardeur des flots. Ceci explique la rareté de la végétation en bordure des plages. A part l’Anse des Cayes et sa frange de cocotiers et gommiers, et la plage de l’Anse du Colombier avec sa cocoteraie, les plages n’offrent pas beaucoup d’ombre et il vaut mieux prévoir un parasol.
Sans toutes les énumérer, voici les principales :
L’Anse des Flamands est considérée comme une des plus belles plages de l’île. Ouverte sur une superbe baie, il faut faire attention car la mer peut parfois y être forte.
L’Anse de Grande Saline est fréquentée par les nudistes en dépit de l’interdiction.
La plage de la baie de St jean est une des plus fréquentée, notamment par les familles du fait de la tranquillité de ses eaux. Superbe arc de cercle de sable blanc, elle se trouve dans l’alignement de la piste de l’aéroport et l’on peut admirer les avions y prendre leur envol. L’Anse du Gouverneur est une superbe plage, très tranquille, bordée de latanier.
L’Anse du grand cul de sac offre un site exceptionnel où barrière de corail délimite un somptueux lagon où baignade est protégée. La plage est bordée de bungalows et d’hôtels de luxe sans que ça nuise à sa beauté.
L’Anse de Grand Galet s’appelle aussi Shell Beach car elle est couverte de coquillages. C’est l’endroit idéal pour admirer le soleil se coucher dans la mer à l’horizon.
Saint Barth est un endroit privilégié pour pratiquer les nombreux sports nautiques qui s’offrent aux amateurs. La plongée y particulièrement prisée. De surface ou sous marine, le spectacle des fonds marins autour de l’île est exceptionnel. Saint Barth est un spot d’une rare richesse qui a poussé le ministère de l’environnement à transformer une partie du littoral en réserve naturelle marine pour en assurer la protection.
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